« Sell the Vatican, feed the World »

Joe Romanos –

Les religions énoncent souvent des principes qu’elles ont ensuite du mal à respecter. Les fervents défenseurs de l’Eglise diront que l’erreur est humaine. Le raisonnement en soi est louable et les Hommes d’Eglises sont sujets à l’erreur comme pratiquement tout le monde malgré qu’ils soient censés montrer l’exemple. L’Eglise a évolué au fil des siècles pour devenir petit à petit une institution complète et hiérarchisée où dogmes et principes directeurs sont posés par les têtes de l’Eglise à la lumière de l’évangile et de ladite volonté de Dieu. Qu’on l’aime ou point, il est indéniable que cette Eglise institution a été l’origine des plus grands progrès de l’humanité aux siècles passés. Cependant, certains de ses actes demeurent critiquables au plus haut degré. Certaines fois il s’agit d’actes d’administrations ou d’idées qu’on tente de généraliser à l’ensemble de l’Eglise et d’autres de diverses politiques que les responsables appliquent implicitement ou explicitement .

L’Eglise institution a essentiellement pour but de structurer les bases du Christianisme et de fixer des règles claires et précises s’appliquant aux croyants et aux représentants de Dieu sur la Terre. Cet organisme en tant que tel s’avère utile et nécessaire dans la mesure où l’expansion de l’Eglise requiert une organisation profonde afin de préserver les bases et les principes directeurs sur lesquels elle est construite;  cependant, il mène à certains excès qu’on ne peut s’empêcher de remarquer. L’Eglise qui s’est construite à l’époque Romaine dans le sang et la sueur des martyrs qui ont défendu leur cause sans considérations économiques et politiques a petit à petit laissé place à une Eglise impliquée dans les jeux du pouvoir et les tentations de l’argent. Il ne s’agit pas d’une critique adressée à l’ensemble de l’Eglise post-romaine et l’on ne désire pas douter de l’intégrité des Hommes d’Eglise (Bien que certains se soient avérés encore plus corrompus que certains politiciens et hommes d’affaires), mais d’une diatribe à l’égard de certaines politiques que l’Eglise a soutenu au-delà de toute autre considération. Il s’agit plus précisément d’une critique adressée au corps de l’Eglise qui s’est perdu dans le faste et le luxe qui s’ouvrait à lui du fait de sa position et de son importance aux yeux des croyants du monde entier.  Ainsi, le pape qui est soit disant le représentant de Saint-Pierre sur la Terre s’est orné d’or et de bijoux et une majorité flagrante des archevêques, évêques et prêtres mènent un train de vie qu’on peut qualifier au mieux d’étonnant. De plus, l’Eglise institution a acquis au fil du temps des biens fonciers et des trésors inestimables. Il ne s’agit pas d’une critique au droit de vivre dignement dont disposent les hommes d’Eglise en tant qu’êtres humains, mais d’un reproche au mode de vie d’un nombre considérable d’hommes d’Eglise, à la politique de l’Eglise et à la manière dont elle s’est bâtie.

Certains diront que le pouvoir est une nécessité pour la survie de l’Eglise, que l’argent et l’influence dont elle dispose garantissent l’expansion du Christianisme et sa préservation au premier plan de l’histoire, que la beauté et le luxe dans lesquels elle baigne sont une manière d’honorer Dieu et ces Hommes qui se consacrent à Lui, que les biens de l’Eglise reflètent sa grandeur et son importance… Moi je dis que les richesses de l’Eglise, le luxe et le faste, les accessoires ornés d’or et de pierres précieuses que portent les hommes d’Eglise et les biens inestimables de celle-ci sont une hérésie. Je dis que Jésus Christ fut pauvre pour nous enseigner l’humilité, justement pour prouver à l’humanité que son royaume n’est ni argent, ni faste, ni pouvoir.  Je dis que les actions de l’Eglise vont à l’encontre de ses enseignements et que les ornements des prêtres qui nous sermonnent d’aider les pauvres sont le symbole d’une hypocrisie profonde et malheureuse, et ils croient bien faire…  Je dis que l’Eglise n’a pas besoin de terres infinies et de chefs d’œuvres plus qu’elle ait besoin d’aider le monde, pas qu’elle ne soit pas entrain de le faire mais qu’elle soit entrain de gaspiller un potentiel énorme -qui lui permettra de mieux le faire- sur des choses dérisoires qui n’ont aucun rapport avec l’esprit du Christianisme et les enseignements du Christ.  L’Eglise est née pour perpétuer l’esprit de Jésus et ses enseignements, pour changer le monde et le façonner à l’image d’un bienfaisant et puis… le monde a changé l’Eglise.

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