La proportionnelle: système électoral ou « eJectoral »?

Nicolas Melki –

ESIB, Huvelin, FM, FL.  Etudiant en droit, en économie, en médicine. 14, 8, trait d’union. Rien ne semble les unir, chacun a choisi son chemin, le chemin qu’il juge propice pour mener la vie qui serait, à ses yeux, la plus proche de la perfection, ou celle qui l’éloignerait le plus de la monotonie contre-productive. Le cliché le dit: il faut de tout pour faire un monde. Certains sont impatients de finir les études et de “dégager”. D’autres sont plus rationnels et cherchent à dégager un maximum d’expériences, de bénéfices et vivre à fond leur vie estudiantine libanaise. Dans tous les cas, on y est. On est là pour étudier 3, 4 voir 7 ans. On est tous là pour faire entendre notre voix. On vote! Mais pour qui? Pour un parti? Pour une personne? Pour un principe?

Normalement, les critères de vote devraient être conciliables. On devrait pouvoir opter pour la compétence, sans pour autant trahir un ami, ou aller à l’encontre de ses idéaux politiques. Hélas, aujourd’hui, on ne nous laisse plus le choix. En effet, le système électoral de notre faculté a été ingénieusement modifié en 2009. Le mode de scrutin proportionnel ainsi mis en place offre aux électeurs la possibilité de choisir parmi plusieurs listes, celle qui serait la plus qualifiée pour les représenter au sein de l’Amicale. Ces listes étant bloquées, le choix ne porte plus sur la personne du candidat et sur sa compétence, mais quasi uniquement sur son inclinaison politique. Pourquoi empêcher les électeurs de choisir leurs représentants individuellement? Pourquoi limiter leur choix à des listes préétablies? L’argument de la protection des plus faibles et d’une meilleure représentation des étudiants ne tient pas! Soyons pragmatiques! Imposer un système aussi rigide ne laisse en fin de compte pas le choix à l’étudiant, qui préfère opter pour le parti politique qui lui convient le plus, et passer outre l’occasion d’élire le meilleur candidat. Personnellement, je militerai avec ferveur pour la mise en place de ce scrutin proportionnel au niveau des législatives: la possibilité pour des partis réformistes de monter en puissance est peut être la solution à la vie politique libanaise surtout que, restons réalistes, la personne des candidats est formellement moins influente dans ses élections du fait de l’importance démographique des circonscriptions. Oui, c’est là qu’il faudrait consacrer la proportionnelle : les citoyens votent ainsi pour le parti qui personnalise leur vision d’un meilleur Liban, et c’est là que le choix fait la différence.

Laissez-nous donc voter pour la compétence, laissez-nous donc nous libérer de «nos» politiciens, accordez-nous un espace vital où notre seul maître est la démocratie et notre seul souci l’avenir de notre faculté. L’avenir que j’espère voir venir est celui d’une faculté où l’on voterait pour la compétence, l’intelligence, le courage, mise à part la religion et mise à part l’affinité politique.

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