Le pari perdu de Marx

Iyad El Hachem –

On reproche au néocapitalisme d’avoir nationalisé la sphere financière,d’avoir créé un système prêt à servir uniquement l’élite dominatrice, d’avoir engendré une minorité riche de plus en plus minoritaire qui s’enrichit aux dépends d’une majorité de plus en plus majoritaire.
De prime à bord, ce constat posé par Karl Marx s’impose par sa logique :  on prône comme solution une politique économique plus sociale, on prône la redistribution des richesses, l’interventionnisme de l’Etat,  le protectionnisme de l’économie des pays du tiers monde, l’abolition du libre marché…Solution bien séduisante voire même attirante, mais trop simpliste. Il est facile de critiquer mais  la réalité des choses, quant à elle,  est  bien plus difficile à observer.
La solution proposée par les souteneurs de la théorie anticapitaliste serait de créer une économie planifiée voire meme contrôlée (solution marxiste) .La conséquence indirecte mais imminente de cette politique économique serait l’établissement d’un marché noir, qui conduirait inévitablement à une famine.
L’explication est simple. Dans une économie planifiée le jeu du système du prix libre est neutralisé puisque les prix sont fixés arbitrairement par l’Etat, ils ne sont pas fixés suivant la loi essentielle du marché, l’offre et la demande, la compétition constructive dans le secteur privé ! L’Etat fixe unobjectif de production de tel ou tel produit sans tenir compte des demandes du marché. Ceci donnera lieu soit à une surproduction (notamment en matière d’agriculture dans le modèle chinois de Mao), soit encore à une famine en cas d’une sous-production- file d’attente devant la boulangerie…
Ce qui nous emmène a notre première déduction :   le fonctionnement du marché libre est essentiel, le système de prix libre étant le moyen unique qui permette la coordination de milliards d’individus du monde entier.
Inspirons nous de l’exemple du célèbre économiste Milton Friedman. Prenons le crayon mine avec lequel j’écris cet article: assurement, il n’existe aucune personne dans le monde entier qui puisse a elle seule produire ce crayon. Affirmation étonnante ? Le bois dont est composé ce crayon provient d’un arbre de l’Etat de Washington. Pour couper cet arbre on a eu besoin d’acier, pour produire l’acier on a eu besoin de minerai de fer, le minerai de fer provientd’ Australie… ; la mine du crayon elle ,  est composée de graphite, en provenance des mines d’Amérique du Sud ; Quant au cylindre métallique qui tient la gomme, je n’ai pas la moindre idée d’où il provient,. Des milliers de personne sont collaboré pour produire ce crayon, des gens qui ne parlent pas la même langue, qui pratiquent des religions différentes, qui pourraient se haïr si jamais elles venaient à se rencontrer. Lorsque vous achetez ce crayon, vous avez, en effet, échangé quelques secondes de votre temps pour quelques minutes du temps de tous ces milliers de personnes. Qui les avait réunis et les avait incités à coopérer pour créer ce crayon?Il n’y avait aucun général ou commandant qui avait donnél’ordre de son bureau central. C’est justement là que réside la magie du système du prix libre :  la recherche du bénéfice qui a reuni ces personnes a permis la production de ce crayon (sans pour autant savoir quel serait le produit final) à des fins d’utilisation pour une somme minime!
C’est pourquoi le fonctionnement du marché libre est essentiel. Non seulement pour promouvoir l’efficacité productive, mais plus encore, pour favoriser l’harmonie, et la coopération entre les peuples du monde.
Les anticapitalistes parlent excessivement de revenus des entreprises, des dividendes récoltés par l’élite dominatrice, de l’exploitation de la classe ouvrière. Il y a justement la une exploitation d’un lexique économique !
Précision ? La firme est un intermédiaire entreses propriétaires-actionnaires-et les ressourcesautres que le capitaldes actionnaires : les biens et servicesqu’elle achète, la main d’œuvre. Dans un pays comme les Etats-Unis, la principale ressource productive est la capacité productive personnelle que les économistes appellent «capital humain». A peu près les trois-quarts de tous les revenus récoltés aux États-Unis   par les transactions du marché prennent la forme de la rémunération des salariés (salaires et traitements), et environ la moitié du reste est récoltée par les propriétaires de firmes.
Les anticapitalistes critiquent ainsi gratuitement les politiques adoptées par les firmes multinationales, en avançant que le déséquilibre quant à la distribution des  richesses est engendré par les firmes elles -mêmes. Ils minimisent le rôle important que jouent ces sociétés dans la redistribution des richesses. En effet, l’entreprise, en accumulant ses profits contribuera sans doute à son expansion, son expansion s’exprimera par l’ouverture de nouvelles branches et d’investissements dans divers secteurs, ce qui va permettre de créer de nouveaux emplois et par là même donner lieu à une redistribution efficace des revenus perçus au début de la chaîne par l’entreprise elle-même.
En contrepartie, et en l’utilisant comme appui à notre argument, imaginons un système économiqueplanifié comme le système marxiste par exemple. Ce système envisage une « redistribution » des richesses, en établissant un salaire maximum et invariable.
Imaginez vous sous l’emprise de ce  système :
Si votre revenu est le même que vous travaillez dur ou pas, pourquoi devriez-vous travailler dur? Quel serait alors votre motivation ? Pourquoi devriez-vous faire l’effort de rechercher un acheteur qui valorise le plus ce que vous avez à vendre si en fin de compte vous n’obtiendrez pas d’intérêt ou de bénéfice à le faire?  S’il n’ya pas de récompense pour l’accumulation du capital, pourquoi devrait-on reporter à une date ultérieure ce dont on pourrait  profiter dès maintenant? Pourquoi épargner? S’il n’ya pas de récompense pour l’accumulation du capital, pourquoi les gens ne devraient pas dépenser un capital qu’ils ont soit accumulé soit hérité? Si les prix et le libre échange sont empêchés d’affecter la répartition des revenus, ils ne peuvent pas être utilisés à d’autres fins.
Au cours du siècle dernier, un mythe s’est développé et s’est ancré dans l’inconscient de millions de gens : le  capitalisme du marché libre accroît les inégalités des classes, un système en vertu duquel les riches exploitent les pauvres.
Ceci est loin de la vérité. Les seuls systèmes où on a atteint quelque chose qui ressemble à l’égalité des chances sont les systèmes où le libre échangea été autorisé à fonctionner ; l’homme ordinaire a été capable d’atteindre des niveaux de vie auxquels il n’avait jamais aspiré auparavant.Le véritable clivage entre riche et pauvre  qui s’accentue de plus en plus, où le riche devient plus riche et le pauvre devient plus pauvre, se trouve dans les sociétés qui ont refusé le libre échange et ont adopté le système de l’économie planifiée. Des Etats comme la Chine ou l’Inde, où la position de l’Homme est déterminée par son accès au gouvernement. La Chine et l’URSS au nom de l’égalité ont créé un clivage entre les détenteurs du pouvoir et le reste, entre une classe supérieure de bureaucrates privilégiés et la masse. La classe supérieure a accès à des magasins spéciaux, au luxe de toutes sortes, les masses sont condamnées à profiter des nécessités de base.
Revenons ainsi  à la crise de 2007-2008, crise fameuse qui a permis à certains de crier la mort au capitalisme. Des théories qui ont disparu il y a longtemps, depuis la Grande Dépression des années 1930,sont réapparues pour affirmer que seules des interventions d’un gouvernement sage peuvent  nous sauver de la catastrophe économique, et éviter une catastrophe similaire a l’avenir.Non seulement ces propos sont aberrants, non seulement le système capitaliste n’est pas responsable de la crise économique actuelle, mais toute tentative de réglementation de l’économie de marché ne ferait que détruire le plus grand catalyseur du progrès économique.La récession trouve son origine dans les années de mauvaise gestion monétaire par la réserve fédérale et les politiques erronées du gouvernement. Depuis 2004 et même avant, la réserve fédérale a inondé les marchés financiers avec d’énorme somme d’argent. Ainsi les banques utilisant cet argent et pour attirer les gens à contracter des prêts, ont non seulement abaissé les taux d’intérêt (et donc le coût d’emprunt), mais ont  également abaissé leurs normes de solvabilité.Le système de la réserve fédérale -garanti par le gouvernement- a produit des excès monétaires; ceux-ci ont  généré des bulles artificielles qui ont éclaté et submergé le monde financier dans une crise.
Le système capitaliste est le meilleur système qui vise à établir un progres économique, technologique voire même social. Le libre échange a permis la coopération de différentes cultures du monde entier ! Mais le système capitaliste ne peut pas faire son travail si le gouvernement contrôle et réglemente son fonctionnement. Les taxes gouvernementales, la réglementation, les charges publiques, et la mauvaise gestion du système monétaire ont toutes jouées leurs rôles dans la crise aux Etats-Unis et dans le monde entier. La seule solution que le gouvernement américain peut entreprendre en ce moment c’est de se déclarer responsable, d’admettre que sa propre politique erronée  a donne lieu a la crise et de se retirer jusqu’a ce que le marché se rééquilibre tout seul. A long terme le système se stabilisera.
Preferiez-vous vivre dans un système qui subit une crise tous les 10 ans mais qui s’en remettra éventuellement, ou dans un système qui a subit une crise continuelle depuis sa naissance en 1917 jusqu’à son extinction en 1991 ? J’ai fait mon choix à vous de faire le votre.

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