LE MOUVEMENT ALTERNATIF ETUDIANT

LE MOUVEMENT ALTERNATIF ETUDIANT

 

A cause de la bipolarisation politique prédominante dans le pays et qui s’étale même au niveau des campus universitaires, un groupe d’étudiants de l’USJ dont la vision politique est indépendante des deux visions présentes actuellement dans le pays a voulu fonder un mouvement : le mouvement alternatif étudiant. Arthur Schnitzler a dit : « Une idée nouvelle, c’est la plupart du temps une banalité vieille comme le monde dont nous éprouvons soudain personnellement la vérité », et cette citation correspond parfaitement à l’idée de ce mouvement.

 

En effet, l’idée de ce mouvement peut sembler pour la plupart comme étant une « idée nouvelle », mais en réalité, c’est une « banalité vielle » puisque beaucoup d’étudiants y avaient longuement pensée, mais que personne n’a eu le courage de concrétiser. Tout a commencé par un sentiment de dégoût, un sentiment que tous ces étudiants partagent jusqu’à aujourd’hui : le dégoût d’être des étudiants-moutons qui suivent des politiciens aveuglement au lieu de penser par eux-mêmes, de s’épanouir, puisque c’est ça normalement la finalité d’un étudiant. Ces étudiants, contrairement à la masse bipolarisée qui les entoure, pensent que cette bipolarisation n’est rien d’autre que « deux forces apparemment opposées, et qui émanent pourtant d’un même pouvoir plus grand que nous, et qui nous manipule sans rien nous apporter », et ceci est pour eux « le monde dont ils éprouvent soudain la vérité ». Ce mouvement est donc, comme son nom l’indique, une alternative aux étudiants qui n’appartiennent ni au courant du 14 mars ni à celui du 8 mars : il est donc strictement indépendant de ces deux courants. Ce mouvement est laïque et s’étale sur les cinq campus de l’USJ (le campus des sciences sociales, le campus des sciences médicales, le campus des sciences humaines, le campus de l’innovation et du sport et le campus des sciences technologiques) pour donner la chance à toutes les personnes laïques de l’USJ et qui ne partagent pas les mêmes avis que les courants du 8 et du 14 mars d’être représentées au sein de l’amicale. La laïcité est la condition sinequanone pour faire partie de ce mouvement – condition sans laquelle faire partie du mouvement serait futile.

 

De plus, ce mouvement est pluraliste, et c’est ce qui en fait son unicité et sa différence par rapport aux autres courants politiques connus. Il est pluraliste, dans le sens où il admet la diversité des opinions et des tendances, c’est-à-dire que ce mouvement admet que les personnes qui y adhèrent n’aient pas le même point de vue sur tous les sujets (des personnes peuvent être de droite et d’autres de gauche, rien n’empêche leur adhérence au mouvement) ; il suffit seulement que ces personnes soient laïques et qu’elles aient des avis politiques indépendants de ceux qu’avancent les deux courants politiques du moment pour qu’elles puissent y adhérer. Ce mouvement est en outre progressiste, c’est-à-dire qu’il défend des idées nouvelles, modernes et qui évoluent avec le Temps. Le seul moteur d’action de ce mouvement est de défendre l’intérêt des étudiants de l’USJ. Il défend entre autres les droits de la femme, l’écologie, etc.

 

Ce mouvement, pour la plupart, n’est constitué que d’une minorité de personnes, mais pour les membres de ce mouvement « une minorité à la ligne révolutionnaire correcte n’est plus une minorité ».

 

 

Maria Aouad, étudiante en deuxième année de droit

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