Et revoilà Café Béryte !

19H30.

Le « Café Vert » gemmayzeh.

Une vingtaine de personnes s’installent confortablement autour de tasses de thé en cette soirée hivernale du lundi 19 décembre 2016.

C’est alors que Monsieur Georges Ghali, directeur de programmes  de l’association  « ALEF » pour la défense des droits de l’homme, prend la parole pour transformer ce qui semble être une simple rencontre amicale en un nouveau Café Béryte !

Les abus commis par les forces de l’ordre au Liban, tel était le sujet débattu après que M. Ghali ait clairement expliqué comment les libertés fondamentales telles que la liberté d’association et la liberté d’expression ne sont pas respectées : si la liberté d’association ne requiert qu’un accusé d’information, les récépissés ne sont  qu’arbitrairement donnés par le ministère de l’intérieur. Quant à la liberté d’expression, il était de notoriété que l’oppression de 1990 à 2005 était due à la présence du régime syrien au Liban, sauf que cette oppression n’a pas disparu avec la sortie des forces syriennes puisqu’elle a persisté lors de manifestations ultérieures, celles des 22 et 23 août 2015 étant les dernières en date. Si la mission des forces de l’ordre est de protéger les biens publics et privés ainsi que les manifestants eux-mêmes, les effectifs employés sont disproportionnés et la façon de manier les armes inappropriée, sans citer toutes les détentions arbitraires et la torture injustifiée. Vient s’ajouter la difficulté  qu’ont les  victimes d’abus de réclamer leurs droits vu que les uniformes des officiers ne sont pas numérotés et qu’ils ne sont donc pas  identifiables, tout comme l’équité des procès fait souvent défaut. Loin d’être uniquement un problème d’entrainement des forces de l’ordre, n’y aurait-il pas une philosophie de répression qui se cache derrière ces abus ? Et le comportement des manifestants, est-il toujours justifié ?

Ces questions, loin de rester théoriques, ont été alimentées par deux témoignages poignants, l’un d’eux rapporté par une personne qui a été victime, au Liban, de tortures lors d’une détention aux circonstances illégales, l’autre par une personne ayant participé au printemps arabe tunisien.

La clôture du débat se fait sur une note d’espoir : le rôle d’ « ALEF ». Cette association a pour objectif de faire des études de terrain et de recenser le nombre de victimes et d’abus pour remettre ses rapports entre les mains des hauts responsables concernés. D’après M. Ghali, de petits progrès essayent lentement de se frayer un chemin.

  Gaïa Rizk

                                                                                    Quatrième année de droit

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s