Happy B-Earth Day !

22 avril, journée mondiale de la terre nourricière, ou bien Earth Day, journée consacrée par l’ONU et qui consiste en un combat pour « bâtir un environnement sain et durable, faire face aux changements climatiques et protéger la Terre pour les générations futures ».[1]

 

En effet, dans ce monde surplombé de problèmes sociaux, culturels, économiques, politiques, militaires, la cause la plus négligée est bien évidemment celle de la protection de l’environnement. La Journée internationale de la Terre nourricière est l’occasion de sensibiliser le public aux défis auxquels est confrontée notre planète, ainsi que l’ensemble des vies et systèmes qui s’en nourrissent.

 

Protéger l’environnement pour bâtir un cycle sain et durable, faire face aux changements climatiques, protéger notre planète au profit des générations futures, protéger notre source de nourriture et d’eau potable, préserver la qualité de l’air que nous respirons, conserver le climat que nous connaissons, préserver la biodiversité dont nous avons besoin…

Pour pouvoir vivre en harmonie avec la nature, le monde l’a bien compris, il faut la protéger. Or avec les taux énormes de pollution, avec l’aggravation du réchauffement climatique, de vrais problèmes irréparables apparaissent, comme la fonte des glaciers aux pôles, la pollution des nappes phréatiques, la rareté de l’eau potable, la pollution chimique, la pollution due à l’exploitation du nucléaire « indispensable » … Earth Day marque tous les ans l’anniversaire de la naissance du mouvement environnemental le plus important de la planète.

 

Pour règlementer tout cela, depuis la Conférence des Nations Unies sur l’environnement à Stockholm en 1972, la gouvernance internationale de l’environnement a fait l’objet de traités et déclarations qui illustrent la volonté de la communauté internationale de protéger l’environnement et d’atténuer le déséquilibre Nord-Sud.

Ces traités sont négociés à l’occasion de rencontres internationales, dont les Conférences des parties (COP) sur le climat, organisées par l’Organisation des Nations Unies. Parmi ces conférences, il y’a  l’Accord de Paris, adopté pendant la COP 21 en 2015, un accord international signé par plus de 170 parties destiné à lutter contre le changement climatique, suivi par la conférence de la COP 22 en 2016 qui vient le consacrer. En tant que protocole additionnel à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), l’accord de Paris a une valeur de traité international.

 

Cependant, les engagements des pays en tant que tels ne sont pas, eux, contraignants. Surtout que les Nations Unies n’ont aucun pouvoir de sanction. Les infractions ne sont donc pas punies, ce qui affaiblit de fait la portée de la contrainte juridique. La contrainte vient donc plutôt du risque de « réputation » qui pèse sur les États signataires qui ne respecteraient pas les dispositions de l’accord.

 

Malgré toutes les difficultés qu’il traverse, le Liban fait partie des pays qui ont présenté leur INDC (Intended Nationally Determined Contributions) début octobre 2015. Le Liban y présente deux types d’objectifs, l’un relevant du pays lui-même sans contributions internationales et un second qui dépend d’une aide internationale. Le Liban propose de réduire  de 30 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici  2030 par rapport aux émissions actuelles, de faire en sorte que 20 % de sa production d’énergie soit produite  à partir de ressources renouvelables, et de réduire sa consommation d’énergie de 10%.[2]

 

Interrogé par L’Orient-Le Jour sur les engagements présentés par le Liban, Waël Hmaïdan, président du groupe international d’ONG Climate Action Network, trouve que l’initiative est « très encourageante, étant donné les défis politiques et sociaux auxquels le pays est confronté ». Une réalisation, selon lui, à mettre au compte du « leadership endossé par le ministère de l’Environnement ». Il estime cependant qu’avec « un engagement à plus haut niveau politique, nous aurions pu espérer un INDC libanais bien plus ambitieux ».

 

Aujourd’hui, en 2017, contrairement à tous les secteurs libanais, l’engagement à la COP21 est sur le bon chemin, même s’il est trop tôt pour évaluer le progrès prévu pour 2030, les ministères (de l’énergie et de l’environnement) travaillent ensemble pour pouvoir arriver à de meilleures conditions environnementales. Parmi les différentes planches de travail il y’a l’énergie, le transport, l’agriculture, la déforestation, l’eau … le seul secteur qui pose toujours problème est bien sûr celui des déchets, toujours un handicap pour le bilan libanais. Les progrès effectués sont d’ailleurs publiés sur le site gouvernemental : http://climatechange.moe.gov.lb

 

 

Pour conclure sur une note qui donne encore plus d’espoir, il est à mentionner que le thème de la Journée de la Terre de cette année  est « L’environnement et l’éducation aux changements climatiques » puisque l’éducation est un élément essentiel du progrès. L’éducation aux changements climatiques et à l’environnement permet de développer une conscience citoyenne, qui demandera des législations et des politiques en faveur du climat, qui elles-mêmes favoriseront un développement plus durable, des technologies et des emplois verts.

Happy Earth Day !

 

                                                                                    Marianne Rahmé

                                                                                    Première année de droit

 

 

[1] http://static.un.org/fr/events/motherearthday/

 

[2] Suzanne BAAKLINI, L’Orient-Le jour, Le Liban s’engage à réduire ses émissions de 15 à 30 d’ici 2030, 04/11/2015

 

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